Aujourd’hui Naida, 35 ans, conseillère en nutrition. 2 enfants, passionnée de la vie

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Qu’est-ce que le bonheur/ikigai pour toi ?

D’être en accord avec soi-même et ses valeurs et pouvoir les vivre chaque jour ou presque.
 

Comment/quand as-tu su que tu avais trouvé ton ikigai ?

En fait, c’est au moment où j’ai commencé à expliquer à mon entourage ce que je voulais faire que je me suis dit que j’avais trouvé ma vocation / mon ikigai, par exemple: en aidant les gens. Ensuite, il a fallu trouver le métier qui correspondait au plus près de ce que je décrivais. 
C’est comme quand tu imagines ta robe de mariée et que tu la trouves: c’est ce rêve de petite fille qui se matérialise.
On a toujours un peu peur avant de le faire, on avance à petits pas. Ce n’est pas évident tout de suite et ça demande du temps.
 
Je fais aujourd’hui ce que j’ai toujours voulu faire, j’aide les gens à aller de l’avant, sans culpabilité. 
J’ai trouvé ma voie sans être influencée par mes parents ou la société. Cette voie découle, à mon avis, d’une blessure et surtout d’une profonde envie de panser les blessures des autres, après avoir guéri les miennes.
 

Quel a été le déclencheur pour changer de voie ?

C’est probablement le jour ou j’ai eu la promotion que j’attendais depuis des années.
10 an auparavant, ce poste m’aurait enthousiasmée, et finalement, sur le moment, je me suis demandée si ça me remplissait vraiment, « so what, c’est quoi le prochain challenge? ». Je me suis alors aperçue que je n’en avais plus.
 

Comment as-tu mis en place le changement ?

Sur le moment, j’étais ou j’avais l’impression d’être perdue.
J’ai envisagé plusieurs métiers (de admin immobilité à sage femme) et j’ai très vite écarté la nutrition. Pour moi, c’était lié à diététicienne, le travail avec les malades et le côté culpabilisant, ce qui ne me correspondait pas. Et surtout, les accès à la formation ne me semblaient pas compatibles avec ma vie familiale.
 
J’ai été voir une coach en réorientation professionnelle. Avec les questionnements, les échanges divers et variés, j’ai eu l’impression que j’étais sur la bonne voie.
Je mettais beaucoup d’espoir dans la coach et là, j’ai réalisé que c’était à moi de faire le travail! C’est à nous de faire le job!
En 5 séances (de février à mai), nous avons trouvé la voie: l’école que je voulais faire… j’ai ensuite donné ma démission, même sans savoir complètement ou j’allais. 
C’était un saut dans le vide mais je n’adhérais plus aux valeurs de mon ancien job. Il fallait que je sois dans l’action et non dans la passivité. 
Je ne crois pas au hasard, les choses doivent se faire.On est responsable de notre propre bonheur.
 

Quels conseils donnerais-tu à ceux en recherche de leur Ikigai ?

De s’écouter.
D’identifier ses valeurs profondes, pas celles qui nous sont données par notre famille.
De dépasser ses peurs, il y a toujours des solutions au final.
 

Quelle personne t’inspire et pourquoi ?

Toute personne qui a trouvé sa voie, peu importe le métier, peut être inspirante par ce qu’il/elle dégage. 
J’ai beaucoup de respect pour les personnes qui osent, qui prennent des risques comme de suivre l’amour de leur vie à l’autre bout du monde,  monter leur société ou de quitter leur pays…
 

Où te vois-tu dans 5/10 ans ?

Bonne question!
Justement je n’ai plus de plans précis, je me laisse guider car, de toute façon, la vie réserve beaucoup de surprises. Le jamais n’existe plus pour moi.

Mais en tout cas, épanouie.

 

Betty

One comment

  • Sophie Le Tanneur-Pelpel

    5 juillet 2019 at 8 h 44 min

    Hello, génial ce format d’Iki-view!

    Reply

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